VERNISSAGE – CE QUI NOUS TIENT, CE A QUOI NOUS TENONS

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AVEC:
Céline Ahond, Alain Bernardini, Camille Bondon, Jean-Baptiste Farkas,  Lola Gonzalez, Julie Gouju & Adaline Anobile, Anne Immelé, Joséphine Kaeppelin, Jérémy Laffon, Camille Llobet, Violaine Lochu, Aline Morvan, porte renaud, Marie Preston, Sébastien Rémy & Cyril Verde,  Matthieu Saladin, Fabien Steichen, Annie Vigier & Franck Apertet (les gens d’Uterpan), Marianne Villière

Une proposition de Mickaël Roy, commissaire associé

Dans le cadre de la saison Et, toujours, ils tiennent le monde, à la suite des expositions Brouhaha (16/9 – 19/12/2017) et Désirer un coin de soi-même inconnu (13/1 -27/3/2018) la galerie du Granit présente l’exposition Ce qui nous tient, ce à quoi nous tenons du 7 avril au 26 juin 2018.
Parce qu’aucun homme n’est une île*, Ce qui nous tient, ce à quoi nous tenons est une invitation à épouser certaines formes du commun, celles qui se montrent par les moyens spécifiques de l’art, et celles qui, compatibles avec le monde, se meuvent par son dehors.

*John Donne, in. Devotions upon Emergent Occasions, 1624

Le vernissage du vendredi 6 avril, fut l’occasion de découvrir les interventions de:

porte renaud, Préservation d’espèces, un protocole sculptural participatif, qui invite le public le temps d’un entretient avec l’artiste a figer une forme dans le pâtre.

« (…) Un protocole sculptural participatif n’est jamais une évidence ou un automatisme, il doit m’apparaître comme nécessaire et constitutif du processus artistique. Ce besoin de l’autre pour faire sculpture s’est peut-être nourri de mes nombreuses expériences dans l’éducation populaire et l’action sociale qui sont toujours incitantes à faire avec autrui, pour l’inviter à être acteur et non plus seulement spectateur. En 2011, alors que j’étais encore en école d’art, je démarrai une pièce intitulée Préservation d’espèces. Née en réaction au contexte conflictuel qui régnait dans cet établissement, je voulais trouver un moyen d’instaurer un dialogue positif avec les personnes présentes en les invitant à se questionner sur leur rapport au lieu. Le principe était assez simple, il s’agissait d’entretiens individuels lors desquels je proposais à chaque interlocuteur d’imprimer la forme de son choix dans un préservatif rempli de plâtre. Nous commencions la conversation sur une question laissée par la personne précédente puis lorsque notre entrevue se terminait, mon interlocuteur pouvait à son tour en laisser une pour le participant suivant. Les fragments récoltés étaient ensuite présentés, souvent dans le cadre d’une installation incluant des objets de l’espace pouvant être signifiants. Préservation d’espèces fut mon premier protocole sculptural participatif, celui-ci fut ré-interprété plusieurs fois dans différents lieux. Je désigne comme nouvelle interprétation une proposition sculpturale qui est similaire à sa précédente version dans ses intentions protocolaires, son titre et qui possède une plasticité voisine mais qui ne recycle aucune des parties de sa  prédécesseuse. Au fur et à mesure des interprétations de Préservation d’espèces, je me rendis compte que la présentation des formes était moins importante que le protocole lui-même qui consiste à favoriser la rencontre. Cela devint une évidence après que les fragments de la quatrième interprétation furent recyclés pour donner lieu à une nouvelle pièce intitulée Monument à la gloire de l’oubli. Lors de cette résidence, je me déplace sur le territoire dans différents lieux tels que des bibliothèques pour proposer une nouvelle interprétation de Préservation d’espèces. (…) »

Fabien Steichen, Le spectateur, témoignage, conférence-performance de 30 minutes.
Les performances de Fabien Steichen interrogent les protagonistes nécessaires à leur réalisation, en jouant sur différentes adresses. Ce témoignage, en l’occurrence, assume le point de vue d’un spectateur.

Fabien Steichen ignore les invitations à cumuler d’intenses expériences pour créer des outils qui prennent la forme de documents. Ces derniers sont bien plus que des preuves : ils génèrent des actions et des témoignages qui prennent soin des cultures populaires en dialoguant avec elles.

En 2009, il offre des cubes de bronze aux passants, une expérience qui accroit son intérêt pour l’espace public en tant que producteur de sérendipité. Fabien Steichen est l’auteur de textes publiés dans les revues Multitudes, Nioques et Initiales, qui ont également été interprétés aux Laboratoires d’Aubervilliers, à la Maison de la poésie (Paris), au Palais de Tokyo, à Art&PO (Limoges) et à l’Espace Kugler (Genève). Il a notamment imaginé et mis en œuvre les projets dire-et-faire.fr et musee-des-anonymes.fr, reposant sur des pratiques collectives. En cohérence avec les enjeux artistiques qu’il défend, il a fait le choix de ne pas avoir de site web personnel.

Le vernissage s’est terminé autour d’un repas en commun, préparé par Aurélie Goetz, ouvert à tous dans le cadre de la nuit des arts.

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2 commentaires

  1. M. Steichen j’aime votre parcours de vie, je suis un de vos plus proches admirateur et un de vos meilleurs élèves !
    J’aime ce que vous faites et je vous soutiens surtout sur votre projet de cubes en bronzes.

    J'aime

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