L’EXTENSION DU PLANCHER EST UNE LUTTE (LA RUMEUR) – UNE CHAMBRE A SOI

"Une chambre à soi"

La saison de la galerie du Granit ET, TOUJOURS, ILS TIENNENT LE MONDE se poursuit avec notre programmes d’expositions ex situ L’EXTENSION DU PLANCHER EST UNE LUTTE (LA RUMEUR). En parallèle de toute la saison, ce volet de propositions extérieures fait apparaitre des interventions artistiques discrètes, impromptues et/ou temporaires en relation étroite avec des espaces, des lieux et des acteurs du territoire.

Raphaël Tiberghien, Une Chambre à soi, 2017

Ce diaporama nécessite JavaScript.

En écho à l’exposition Désirer un coin de soi-même inconnu, présentée à la galerie du Granit, scène nationale – Belfort et à l’École d’art de Belfort G. Jacot jusqu’au 24 et 27 mars, la Bibliothèque Léon Deubel, Belfort accueille une œuvre de l’artiste Raphaël Tiberghien qui s’infiltre discrètement dans ses rayonnages de livres.
Une Chambre à soi (2017) est une installation composée de dix livres anciens, de littérature, d’histoire ou de société, diffusant des enregistrements sonores différents les uns des autres. Pour réaliser cette œuvre, Raphaël Tiberghien a entrepris une « collecte d’objets verbaux » qui a consisté à demander à plusieurs écrivains (quel que soit le sens que l’on peut donner à ce terme) de lui confier un objet de manière immatérielle, c’est-à-dire par l’intermédiaire de son seul récit, en allant à leur rencontre, chez eux, pour récolter ces « dons ».
Pour cette oeuvre sonore, l’utilisation de l’objet livre s’est imposée à l’artiste. Il explique à ce sujet :
« C’est un objet qui se prête tout particulièrement à une réflexion sur le rapport entre le sens et la forme, à la lisière entre le corps et la mémoire, entre la matière et la pensée. Les livres qui diffusent les sons, sont creusés de façon à révéler les strates de leurs profondeurs, et scellés pour ne devenir que de purs contenants. Eux aussi ont appartenu à des gens, et sur leurs surfaces usées on devine le chemin qu’ils ont dû parcourir avant de se retrouver exposés sur les rayonnages de cette bibliothèque. »

Raphaël Tiberghien, né en 1988, diplômé de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris en 2013, vit et travaille à Paris et Aubervilliers. Son travail vise à explorer les lisières entre le langage et les formes plastiques, en utilisant notamment la sculpture, l’édition et l’installation sonore. Il cherche à inscrire ses interventions dans une mobilité entre les disciplines.
http://www.raphaeltiberghien.com

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s