DÉSIRER UN COIN DE SOI-MÊME INCONNU

DesirerGalerieGranit201801-1
© Camille Bondon, schéma de principe issu de l’édition Abrégé visuel, 2015, sélectionné par Mickaël Roy

AVEC :
Sara Acremann, Camille Bondon, Gregory Buchert, Benjamin Collet, Coline Dupuis, Emma Dusong, Marie FreudenreichPaul Heintz & Marianne Villière, Jean-François Krebs, Quentin Lacroix,  Violaine Lochu, Jeanne Moynot & Anne-Sophie Turion, porte renaud, Damien Rouxel, Alexandre Silberstein, Céline Trouillet

Une proposition de Mickaël Roy, commissaire associé

EXPOSITION
du 13 janvier au 27 mars 2018

PRÉSENTATION
Du 16 septembre au 19 décembre dernier, l’exposition Brouhaha a eu pour objet de nous mettre en présence de bribes de faits, de récits et de fictions multiples et hétérogènes, à l’image de la multitude des mondes de l’époque contemporaine dont nous sommes les acteurs et les témoins et dont l’un des effets est de polariser nos représentations du temps présent et ce faisant nos attentions, tant il lui arrive d’être bien plus empli d’expressions et d’événements fugitifs que de sensibilités incorporées.
Quant à elle, l’exposition Désirer un coin de soi- même inconnu, dispose et ouvre a contrario un espace de perception, d’une certaine manière, retourné de l’extérieur du monde vers l’intérieur de l’être, jalonné de plusieurs modes de subjectivité et d’autant de figures et de corps et parfois d’objets et d’images, par l’intermédiaire desquels apparaissent in abstentia les présences, les gestes, les tentatives et les aventures, et en somme les témoignages, d’individus, de personnes ou de personnages, et vice versa, qui par des manières de faire, d’être et d’habiter poétiquement le monde, tentent de s’y établir, d’y tenir, de ne rien lâcher, à la verticale comme à l’horizontale, de le maintenir autant qu’ils s’y maintiennent et qu’ils y tiennent.
Les histoires personnelles — d’où l’on vient, qui l’on est, où l’on va, ce que l’on est, ce que l’on fait, où l’on aimerait être, etc. — qui trament nos existences, nos rapports de voisinages, nos amitiés, et plus largement nos relations sociales et nos connaissances, humaines et culturelles, ne seraient en effet rien sans les femmes et les hommes, et plus largement sans les cœurs humains véritables, ou les avatars qui s’en échappent, qui les portent. Inversement, les positions, les menues actions ou les plus longues trajectoires individuelles qui tantôt se mobilisent tantôt se stabilisent ont pour effet de forger et de faire émerger des consciences d’être, des identités, des rôles, des représentations et des désirs de soi et d’altérité, qui se faisant s’inventent en se risquant à la visibilité et à l’inconfort de l’apparition et du dévoilement et parfois du déplacement ou de l’écorchement, pour témoigner, en filigrane ou de façon manifeste, de certaines conditions d’existence parfois poétiques, parfois politiques, car elles transforment autant qu’elles revendiquent.
C’est à ces différents endroits de quête, d’apprentissage, d’invention et d’exposition de soi et d’un-e autre qu’invite à penser cette somme de visages, de corps, d’oripeaux et de voix, de présences, d’actions et de paroles vives ou déléguées, dépositaires de vies singulières, doubles, ou plus nombreuses ; de vies jumelles, voisines et plurielles qui se désirent par ce qu’elles sont, tantôt ailleurs, tantôt autrement ; des vies intrinsèquement fragiles du fait même d’être tributaire de l’inconvénient d’être né, qui se façonnent des expressions, des masques, des façades et des lieux, des lieux autres, en cela d’une certaine façon hétérotopiques ; qui empruntent et habitent des habits d’un autre genre, outrepassant les assignations, comme celle du masculin et du féminin, ou dépassant les attendus qui régissent les fonctions et les occupations, quitte à se prononcer en buste ou à se dissimuler, à tenter d’échapper au monde, à inventer des départs, à donner du sens à la vacuité relative de la vie qui peut être aussi creuse qu’un bol ; à se grimer, se travestir, à forcer parfois l’émancipation ; à trouver sa place, en faisant acte de corporation du monde, condition semble-t-il sinequanone pour se permettre d’exister et de se raconter. Car à travers les œuvres ici rassemblées, résident, au sens fort du terme, les qualités d’un je propre, et qui peut aussi être celui d’un autre.
Mickaël Roy

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+ L’EXTENSION DU PLANCHER EST UNE LUTTE (LA RUMEUR)

Avec : Michel Collet, Camille Bondon, Emma Dusong, DeYi Studio, Quentin Lacroix, Raphaël Tiberghien, Mathieu Tremblin

Lorsque la scène du théâtre et de la galerie résonnent des jeux qui s’y tiennent, pendant ce temps-là, la scène du monde existe en permanence aussi ailleurs, par son extériorité. En parallèle de l’ensemble
des expositions de la saison, se développe une autre exposition, extérieure, qui s’emploie à faire apparaitre des interventions artistiques discrètes, impromptues et/ou temporaires, qui ne s’annoncent pas pour se laisser découvrir, en relation étroite avec des espaces, des lieux et des acteurs du territoire.

VERNISSAGE
Vendredi 12 janvier, 18h
Présentation de l’exposition en présence des artistes suivie des performances de Violaine Lochu, Superformer #3 et de Défense tactile (Jean-François Krebs), Robe de contact

RENCONTRES
Samedi 13 janvier de 11h à 14h
Présentation du film 858 pages plus au sud en présence de Gregory Buchert, à la médiathèque Léon Deubel suivie d’une rencontre avec les artistes et Mickaël Roy autour d’un brunch dans la galerie du Granit

EVENEMENTS
Et, toujours ils tiennent le monde / Désirer un coin de soi-même inconnu (la suite) Exposition à la Cantine d’art contemporain, École d’art de Belfort G. Jacot du 2 au 24 mars
Vernissage jeudi 1er mars, 18h30

Encore une soirée ratée – Silence? avec le TRAC* Jeudi 8 mars à partir de 20h
Rencontres, performances, vidéos, bar
École d’art de Belfort G. Jacot

LES VISITES
La première mercredi 17 janvier, 17h
Sandwich jeudi 1er février, 12h20
Avant les spectacles mercredi 7 et mardi 20 mars, 19h
La dernière mardi 27 mars, 19h

Visites commentées sur rendez-vous Pierre Soignon, 03 84 58 67 55, psoignon@legranit.org

FINISSAGE
Vendredi 23 mars à partir de 18h dans la galerie du Granit et à l’École d’art de Belfort G. Jacot, performance de Paul Heintz & Marianne Villière, Reconnaissance vocale et de Quentin Lacroix

Avec la collaboration de la Bibliothèque Léon Deubel, Belfort, de l’École d’art de Belfort G. Jacot et du Festival Libres Regards

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