BROUHAHA – Clément Cogitore

Pour Brouhaha première exposition de la saison Et, toujours, ils tiennent le monde, de la galerie du Granit, scène nationale – Belfort, en collaboration avec Mickaël Roy, commissaire associé, nous présentons un ensemble de vidéos de Clément Cogitore, ainsi que son nouveau film, Braguino en collaboration avec Cinémas d’aujourd’hui dans le cadre des rendez-vous d’Entrevues le 6 novembre 2017 (cf notre article Braguino – Clément Cogitore). Nous réactiverons également dans le cadre de notre programmation ex situ, L’extension du plancher est une lutte (la rumeur), sa performance Le Chevalier Noir.

Une sélection de trois vidéos sont présentées dans la galerie du 1er novembre au 19 décembre 2017:

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Élégies, 2013, vidéo HDCAM, couleur, 6 min, courtesy de l’artiste.
Des centaines de petits écrans lumineux flottent au-dessus d’une marée humaine : le public d’un concert photographie à l’aide de téléphones portables une scène hors-champ. Comme les sous-titres d’un chant absent, ou de la voix intérieure d’un narrateur invisible, des vers des Élégies de Duino de Rainer Maria Rilke rythment ce gigantesque élan collectif aux airs de liturgie numérique.

Tahrir, 2012, vidéo, PAL 16/9, couleur, 8 min boucle, courtesy de l’artiste.
Collection FMAC – Fond municipal d’art contemporain de la ville de Paris.
Tahrir consiste en un montage stroboscopique d’images de la place Tahrir, tournées pendant la seconde révolution égyptienne. La vidéo affiche successivement, et à une fréquence de 25 images par secondes, une image des forces de l’ordre puis une image des émeutiers. Par la persistance rétinienne, l’œil du spectateur les assemble dans une troisième image fantôme : celle d’un champ de bataille hypnotique et brutal.

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Burning Cities, 2009, vidéo . PAL 4/3, couleur, 5 min, courtesy de l’artiste.
Entre rituels sociaux, célébrations sauvages, fêtes populaires, émeutes ou offensives militaires, Burning Cities est un état des lieux des pratiques incendiaires de par le monde au début du XXIe siècle. Cette pièce traite du pouvoir hypnotique des flammes et de leur propagation dans la liesse, la communion, la transgression ou la terreur.

Un quatrième film occupera l’espace de la petite salle dans le cadre de notre programmation vidéo du 6 au 27 novembre 2017:

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Sans Titre, 2013, vidéo HDCAM, Couleur, 25 min courtoisie de l’artiste.
Traversant tour à tour forêts, ruines baroques, tours de contrôle et catacombes romaines, Sans titre traite d’une communauté scientifique sur les traces d’un animal magique. Entre récit fantastique et rituel initiatique, cette vidéo mêle fresques paléochrétiennes et tablettes numériques, écrans de contrôle et chant des Sibylles — chant des oracles grecs introduit dans la liturgie chrétienne par Saint-Augustin. Dans une confrontation entre monde souterrain et monde aérien, archaïsme et nouvelles technologies, Sans titre interroge l’immuabilité du sens du récit et de l’image face à l’évolution des croyances.

Clément Cogitore

Né en 1983 à Colmar, vit et travaille entre Paris et Strasbourg.

Après des études à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, et au Fresnoy-Studio national des arts contemporains Clément Cogitore développe une pratique à mi-chemin entre cinéma et art contemporain. Mêlant films, vidéos, installations et photographies son travail questionne les modalités de cohabitations des hommes avec leurs images.
Il y est le plus souvent question de rituels, de mémoire collective, de figuration du sacré ainsi que d’une certaine idée de la perméabilité des mondes.
Ses films ont été sélectionnés dans de nombreux festivals internationaux (Cannes, Locarno, Lisbonne, Montréal…) et ont été récompensés à plusieurs reprises. Son travail a également été projeté et exposé dans de nombreux musées et centre d’arts (Palais de Tokyo, Centre Georges Pompidou – Paris, Haus der Kulturen der Welt – Berlin, Museum of fine arts – Boston, MoMA New-York…).
Clément Cogitore a été récompensé en 2011 par le Grand prix du Salon de Montrouge, puis nommé pour l’année 2012 pensionnaire de l’Académie de France à Rome-Villa Médicis. En 2015 son premier long-métrage « Ni le ciel, Ni la terre » a été récompensé par le Prix de la Fondation Gan au Festival de Cannes – Semaine de la critique, salué par la critique et nominé pour le César du meilleur premier film. La même année il reçoit le Prix BAL pour la jeune création. En 2016 il reçoit le Prix Science Po pour l’art contemporain et le 18° Prix de la Fondation d’Entreprise Ricard pour l’art contemporain.
Son travail figure dans de nombreuses collections privées et publiques telles que le Centre Georges Pompidou – Musée national d’art moderne, le FNAC Fond national d’art contemporain, FMAC Fond municipal d’art contemporain de la ville de Paris, le FRAC Fond régional d’art contemporain – Alsace – Aquitaine, la Daimler Art Collection – Stuttgart/Berlin, et le Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg.

Représenté par la Galerie Eva Hober (Paris) et la Galerie Reinhard Hauff (Stuttgart)
www.evahober.com

www.reinhardhauff.de
https://clementcogitore.com

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