BROUHAHA – Aurélien Froment

Pour Brouhaha première exposition de la saison Et toujours, ils tiennent le monde, de la galerie du Granit, scène nationale Belfort (commissaire associé : Mickaël Roy), nous présentons deux œuvres d’Aurélien Froment.

La Pièce du souffleur (2008 – courtoisie de l’artiste) évoque l’élément scénique destiné à porter la voix du souffleur pendant les représentations théâtrales. Muette, l’œuvre traduit cependant la présence latente de la parole. Faux readymade, elle est également une forme sculpturale que l’on pourrait rapprocher des minimalistes.

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Le théâtre de Poche (2007 – courtoisie de l’artiste), vidéo de 12’27 » présentée dans le cadre du programme de films d’artistes en petite salle du Granit du 16 septembre au 14 octobre 2017 et à la bibliothèque Léon Deubel de Belfort du 2 au 10 novembre.
Dans le film Théâtre de Poche, un magicien distribue des images provenant de différents contextes et les recombine de manière associative. L’artiste s’inspire des spectacles mnémotechniques d’un magicien des années 1930, Arthur Lloyd, connu également comme The Human Card Index. N’utilisant pas les trucages de la prestidigitation, son répertoire consistait en l’apparition sur sa veste de toutes les images demandées par le public, depuis la tour de Pise à un reçu de pharmacie. Le caractère générique des images, qui semblent flotter dans l’air, est troublé par la dimension très organisée de la construction visuelle. Le magicien établit un dialogue entre un « souffleur » et deux autres personnages (le Valet de Pique et le Valet de cœur) qui défont la correspondance entre l’attente du spectateur et le hasard intrinsèque à l’illusionnisme. Il procède à une sorte d’inventaire de lui-même par l’image, dans l’esprit de l’Atlas Mnémosyne de l’historien d’art Aby Warburg (1866 – 1929).

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Aurélien Froment
Né en 1976 à Angers, vit et travail à Edinburgh.
La démarche d’Aurélien Froment emprunte la forme d’une constellation dans laquelle les œuvres placent le visiteur au sein d’une sorte de scénario ouvert. Ses films, photos et livres fonctionnent comme des bribes d’histoires interrompues, où la question de la construction narrative, qu’elle soit dans la fiction ou le documentaire, occupe une place centrale. Il crée un espace où les technologies de l’image, et les gestes qui en découlent, sont mis en perspective, se superposent, se distinguent, s’influencent et se combinent, explorant le pouvoir sémantique des images.

Il est représenté par la galerie Marcelle Alix, Paris.

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